Château Terrefort : 800 ans d’Histoire à Saint-Loubès
Le Château Labatut, également connu sous le nom de Château Terrefort, date du XIIe siècle. Des récits parlent de lui dès 1238. Cette propriété a appartenu à diverses familles, dont les Labatut, les Seurin ou encore les Ragueneau. Les bâtiments que l’on connaît aujourd’hui datent principalement du début du XVIIe siècle, avec des restaurations au cours du XIXe siècle.
~ Histoire de pierres…
La localisation du Château Labatut est idéale puisque située en hauteur : elle permet de surplomber et contrôler les principaux carrefours des routes allant vers Yvrac, Saint-Loubès ou encore Sainte-Eulalie.

Le château se distingue par sa cour carrée en terrasse, fermée d’une balustrade, desservant différents corps de bâtiment, notamment le logis principal, les dépendances, des tours circulaires et des échauguettes (élément architectural de fortification typiques des châteaux forts et des enceintes médiévales).

© Google Maps – Vue aérienne du Château Terrefort à Saint-Loubès
Le logis, de plan rectangulaire à un étage, est quant à lui bordé d’un pavillon à deux étages (partiellement détruit au nord) et d’une chapelle à l’est, reliée au pavillon par un passage aérien. La porte de la chapelle rappelle celle moins ornée de Chelivette.

Château de Chelivette à Saint-Loubès
Aux extrémités du logis, deux porches avec terrasses ornent la façade. L’aile ouest, constituée d’anciens chais et cuviers, forme le bâtiment d’entrée, tandis que l’aile sud abrite des chambres. Des escaliers extérieurs permettent d’accéder aux étages des ailes ouest et sud, et un escalier en pierre mène à l’étage du logis.
Mais quid du souterrain ? En connaissez-vous la légende ? Le départ existe : nombreux sont ceux qui l’ont vu et différents écrits relatent l’existence de cette galerie (depuis longtemps bouchée par la terre). Mais jusqu’où allait-elle ? Au château Chelivette ou au château Reignac ? Pas très loin sans doute. Un témoin nous confie une piste : « On parle du château Chelivette à côté du poste de télégramme tout à côté. ».
Au fil des siècles, le château a appartenu à diverses familles nobles et bourgeoises, chacune contribuant à l’évolution de son architecture, mais aussi et surtout de son histoire… et de ses mythes !
~ D’une ancienne ferme à un centre de protection et d’accueil
Un loubésien très proche du château nous raconte : « Quand j’étais enfant, le château Labatut était une ferme avec des vaches, des vignes, un verger et des bois. Les vaches venaient paître devant la maison. Autour du château, il y avait des chais pour le vin, une étable, la maison du jardinier… « .
Il se souvient qu’aux alentours de l’année 1954, le château est racheté par M. Hassler. « Il devient alors un établissement d’éducation, de type chantier de jeunesse pour « les fortes têtes » comme on disait autrefois. » . Spécialisée dans l’accompagnement d’enfants, d’adolescents et d’adultes dans les secteurs du sanitaire, du médico-social et du social, l’association Rénovation va ainsi occuper les lieux pendant plusieurs années.
« Pour occuper les jeunes et leur faire faire de l’activité physique, un parcours sportif avait été aménagé. Ils faisaient aussi du terrassement. Ils ont construit et participé à la modification des bâtiments avec les maçons employés au château.« . Côté cour, de grandes ouvertures ont ainsi été réalisées ainsi que de nombreuses fenêtres. Les portes, anciennement arrondies sont quant à elles devenues rectangulaires à grand renfort de ciment. Une partie du bâtiment a été transformée en dortoir avec cuisine aménagée et sanitaires. Les chais, cuviers et étables, ont eux, été transformés en salles de classe, ateliers et habitations.

© Fabien Cottereau / « Sud Ouest » (2021)
« Nous allions jouer avec les enfants des ouvriers. Une fois, nous sommes rentrés dans l’orangerie. Nous avons pris des oranges que nous avons cachées dans nos poches, mais arrivés à la maison, nos parents s’en sont aperçus. Alors je ne vous dis pas la suite…«
Sous Jacques Chaban Delmas et Simone Noailles, l’établissement a été géré par la DDAAS (Direction Départementale des Affaires Sanitaires et Sociales). Ensuite, en dernier lieu ce sera un ITEP (Institut Thérapeutique Éducatif et Pédagogique). En 2007, l’établissement ferme ses portes et déménage à Libourne. Le château est alors laissé à l’abandon, au libre accès des pilleurs. Tout ce qui peut être volé l’est jusqu’aux zingueries sur les toitures.
~ Et après ?
En 2021, le promoteur immobilier Norbert Fradin rachète cette maison noble et entreprend d’importants travaux de rénovation. Mais alors, que deviendra le château ? Des appartements pour une partie. Difficile d’en savoir plus pour le moment.

© Muguette – Château Terrefort à Saint-Loubès (2025)
Aujourd’hui, le Château Labatut dit de Terrefort demeure un témoignage précieux du patrimoine historique de Saint-Loubès, reflétant l’évolution à la fois architecturale et sociétale de la commune au cours des siècles.
Reinette, Ermine et Muguette
Sources :
- Châteaux de France : https://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/chateaux-gironde-chateau-a-saint-loubes-chateau-terrefort.html
- Article Sud-Ouest : https://www.sudouest.fr/gironde/saint-loubes/gironde-a-saint-loubes-le-chateau-terrefort-pret-a-renaitre-3355674.php
- Pages Facebook dédiée : https://www.facebook.com/p/Ch%C3%A2teau-Labatut-puis-Terrefort-100062944555509/
- Saint-Loubès en Entre-Deux-Mers – Pierre BARDOU
- Monographie de la commune de Saint-Loubès : Augustin DE COMET

J’ai ete pensionnaire et fait un cap de macon dans les annèé 1966 Eclaireur de france dans les pyrenees et avions chambres et repas aux sablons avec comme Qirecteur Monsieur Letourneur
Que de bons souvenirs
Merci Jean-Marc pour votre commentaire. Toutefois comme vous avez été pensionnaire, vous avez peut-être connu le souterrain ? Pouvez vous nous en dire quelque chose ou nous diriger vers une personne de votre époque qui en aurait entendu parler ?
Je vous remercie. A bientôt j’espère !
Malheureusement je ne pas repondre favorablement a votre demande de mon epoque un souterain n’a jamais ete evoqué.
Désolé de ne pas pouvoir vous répondre favorablement.
Cordialement
J’ai été pensionnaire en 63/64 Monsieur Hasler était le Directeur de ce centre IPES Monsieur Matisson en était le sous directeur J’ai connu là une nouvelle manière de réadapter de pauvres gosses à la vie sociale avec des éducateurs triés sur le volet Rien à voir avec le centre de Belle île en mer raconté par G. Chalendon J’en garde un souvenir plein d’émotion grâce à mes camarades et cette ferveur qui animait nos éducateurs Je n’ai pas manqué par la suite de marcher dans les traces de ces exemples.
Salut Bernard
Ton nom, me rappelle quelques souvenirs, car j’étais moi aussi pensionnaire à la même période que toi, et si ma mémoire ne me fait pas trop ,défaut, nous étions camarades de chambrée, ainsi qu’un autre copain originaire de Pau comme toi, dont je ne me souviens plus le nom. Peut-être me rafraichiras-tu la mémoire ? Je me souviens aussi d’un copain nommé Zimmermann, qui venait de l’est de la France, Alsace ou Lorraine ?
Au 3e trimestre, j’avais été transféré à Libourne et n’ai donc passé que 6 mois à Terrefort. L’année suivante, j’étais de retour dans ma famille à Villejuif, près de Paris.
Bien à toi;
Dominique NICOLAS
PS : si tu consulte ce message, merci de me contacter par mail : domusic@wanadoo.fr
Re
Je viens de retrouver dans mes archives une photo prise dans le verger de Terrefort sur laquelle nous sommes toi et moi en compagniie de Bernos, dont j’ai retrouvé le nom en même temps. En revanche son prénom, ne me revient toujours pas.
A bientôt j’espère
Dominique NICOLAS
Effectivement et il me plairait de converser plus longuement sans passer par ce site.