La Petite Chronique de Saint-Loubès 1890-1891 (2/3)

La Petite Chronique de Saint-Loubès 1890-1891 (2/3)

25 mars 2024 0 Par Lou

Si les joutes verbales se poursuivent à l’encontre du maire et de son conseil municipal, les publicités changent. On voit apparaître des annonces de ventes de maison, des publicités pour les chemins de fer, plus particulièrement la ligne d’Orléans, et son service officiel d’été, proposant des billets pour les plages de la Bretagne ou les bains de mer, et l’hiver pour les stations de ski pyrénéennes.

On découvre également une publicité pour le « Grand Restaurant du Louvre » à Bordeaux. Restaurant ayant : un service riche, 5 salles pouvant contenir 200 personnes, et c’est surtout un établissement éclairé à la lumière électrique.

La lettre du parisien signée par E. Saint Aignan disparaît, ainsi que les articles signés H. Ducamp. Mais la première page reste politique nationale et communale. Nous trouvons également quelques comptes rendus de conseils municipaux. Apparaîtront peu à peu une chronique des théâtres et une chronique judiciaire. Les articles des communes du canton prendront également plus de place.

D’autres points de vente de la Petite Chronique se font jour : Bibliothèque de la gare d’Orléans à la Bastide (départ), kiosques situés à l’angle de la rue sainte Catherine et du cours Victor Hugo. Le journal ajoute à son titre : « organe des intérêts politiques, agricoles et viticoles du canton de Carbon-Blanc ».


LPC du 12/10/1890 | Petites recettes

  • L’eau bouillante enlève la plupart des taches de fruit : versez l’eau sur la tache comme au travers d’une passoire, afin de ne pas mouiller plus d’étoffe que nécessaire.

  • Le jus de tomates mûres enlève l’encre et les taches de rouille du linge et des mains.

  • Une cuillerée à soupe de térébenthine, ajoutée à la lessive, aide puissamment à blanchir le linge.

  • L’amidon bouilli est beaucoup amélioré par l’addition d’un peu de gomme arabique ou de blanc de baleine.


LPC du 12/10/1890 | Café du lycée

Situé à Bordeaux, cours Victor Hugo, ce café sert des soupers froids et des consommations de premier choix aussi mauvaises que partout.


LCP du 09/11/1890 | Un conseil par semaine

Pour conserver les œufs, il faut les mettre à l’abri du contact de l’air, dans la sciure de bois, les cendres, le son, ou dans les draps propres pliés au fond des armoires. Le mieux est de les conserver dans un lait de chaux.


LCP du 09/11/1890 | On demande 

  • Un paysan, marié, bon travailleur et pouvant donner de bonnes références. S’adresser au bureau de la rédaction à Saint-Loubès.

  • Des échalas (ayant servis) pour la vigne. S’adresser immédiatement à M. P. E. Esbens.


LCP du 16/11/1890 | L’arbre de la liberté 

Le journal ouvre une souscription publique dans le but de faire construire une grille en fer, destinée à entourer « notre » arbre de la liberté. Depuis longtemps, la population laborieuse et démocratique de Cavernes demande sans résultat l’installation de cette grille. Nous faisons appel au dévouement et au désintéressement bien connu des républicains de Saint-Loubès.

La grille qui été prévue a finalement servi à envelopper la tige du paratonnerre. Monsieur Joseph Cassignard fils aîné, trésorier du comité recevra les souscriptions de Cavernes.


LCP du 25/01/1891 | La Lyre de Saint-Loubès 

La fanfare est dissoute et laisse à la place une société rajeunie et réorganisée sous le nom de « Lyre de St Loubès ». Elle aura à sa tête M. Delol, distingué et actif directeur de l’harmonie de Libourne. Nous devons le remercier et remercier en même temps tout le bureau des sacrifices qu’ils se sont imposés. Nous leur devrons :

  • Au moins tous les mois donner un concert sur chacune des places publiques ;

  • Une école de musique où seront admis gratuitement les enfants des membres honoraires ;

  • L’inscription, comme sociétaire, qui ne sera imposée aux élèves que lorsqu’ils auront les notions nécessaires pour tenir avec honneur leur place dans les rangs de NOS musiciens


LCP du 15/03/1891 | Petite correspondance 

  • Margot chérie : Affectueux souvenirs et amitiés de celui qui est à vous.

  • Fleur des bois : Songeant toujours à toi.

  • Oiseau-mouche : Vous connaissez les causes de mon silence, j’ose espérer que vous l’excuserez.

  • Myosotis : Violette trouvant le temps sans nouvelle.


LCP du 22/03/1891 | Un conseil par semaine : névralgies accidentelles 

Le soir, faire un cataplasme de feuilles de mauves, fraîches ou sèches, le poser chaud sur la partie malade, et s’endormir. Le lendemain on s’éveille, ayant perdu le souvenir de son mal et quelquefois même, on n’en entend plus parler.


LCP du 29/03/1891 | Discorde à propos de la grille autour de l’arbre de la liberté à Cavernes 

Le préfet remet en cause l’érection de la grille pour les motifs suivants :

  • L’arbre n’est planté qu’à un mètre de l’alignement approuvé du chemin d’intérêt commun n°7, la grille que le comité se propose d’établir d’un rayon de 1m75, se trouverait en avancement sur l’alignement de 0,75.

  • Les règlements de la voierie vicinale ne permettent pas d’autoriser l’établissement d’une construction en saillie sur les alignements approuvés des chemins vicinaux…. A moins que le comité ne consente à réduite à un mètre le rayon de la grille qui resterait en dehors de limites du chemin.

La réponse de la Petite Chronique : Nous informons les souscripteurs dont nous avons reçu l’obole et qui désiraient participer à cette œuvre essentiellement démocratique et foncièrement républicaine que la somme recueillie de 320 francs va être versée à la caisse des dépôts et consignations… Nous attendrons patiemment pour reprendre notre projet l’avènement à la mairie de Saint-Loubès d’un maire dont le républicanisme ne soit pas entaché de boulangisme comme l’est celui de M. Barailley, d’un maire enfin qui sache mettre les règlements de voierie vicinale en harmonie avec ses sentiments démocratiques personnels et le désir d’être agréable à ses administrés.


LCP du 12/04/1891 | Violente querelle 

Grand émoi dans une rue de notre localité. Une querelle violente venait d’éclater entre un jeune domestique et deux dames âgées servant également dans la même maison. L’éducation de ce jeune ayant été négligée pendant ces derniers temps, les épithètes les plus malsonnantes, les qualificatifs les plus disgracieux pleuvaient comme à plaisir sur ces infortunées… Le maître du logis très ému par ce scandale, pût ramener son jeune domestique au calme en lui donnant congé.


LCP du 19/04/1891 | Chronique locale : vol de ferraille 

Deux malfaiteurs se sont introduits chez M. Carles Charron et ont délicatement enlevé toute la ferraille qu’ils ont trouvé… Ces amateurs d’antiquité ont seulement oublié de laisser leur adresse.


LCP 19/04/1891 | Petite correspondance 

  • A.M : je conserve le plus doux souvenir de la journée du 1er avril. Venez cueillir des lilas.b

  • Fleur des bois : A quand ?

  • Si dièze : Si Bémol vous envoie un affectueux bonjour.