Saint-Loubès et ses commerces dans les années 1950
Mireille naît à Saint-Loubès en 1947. La commune compte alors à peine 1200 habitants. Elle passe toute sa jeunesse dans la maison familiale située avenue de la République. Ses parents sont tapissiers, garnisseurs de sièges voitures et artisans de restauration d’assises.
À cette époque, la Mairie est située au 1er étage de l’actuel Hôtel de ville, tandis qu’un marché couvert occupe le rez-de-chaussée sous la halle. La commune possède alors 3 pompes à eau potable : une située derrière la mairie, une face à l’entrée du cimetière et une autre au coin de l’ancienne Poste.

Mireille se souvient que le tronçon de la rue principale (en partant de la place de la Mairie jusqu’à la rue St Aignan) était bordé d’une cinquantaine de petits commerces et artisans parmi lesquels :
1 réparateur de parapluies, 1 imprimerie, 5 épiceries, 2 pharmacies, 1 magasin de vente et de réparation d’appareils électroménagers, 1 étameur, 1 laitier, 1 magasin de chaussures, 1 forgeron, 1 tapissier, 3 coiffeurs, 1 pâtisserie, 2 merceries, 1 droguerie, 1 réparateur de vélos, 3 cafés, 1 marchand de journaux, 3 boulangers, 2 quincailleries, 2 charcuteries, 1 tailleur pour homme, 1 papeterie, 2 bouchers, 2 coopératives agricoles, 1 Coop, 1 armurier, 1 tabac, 1 épicerie, 1 cordonnier, 1 bourrelier, 1 vendeur de fournitures pour voitures avec pompe à essence, 1 maréchal ferrant, 1 agence immobilière, ainsi qu’un notaire, un dentiste, trois médecins, le bureau de poste, un bain douche public au fond du Café National et le presbytère avec son jardin (le curé de l’époque : le père Casal) !

La place de l’Hôtel de Ville de Saint-Loubès
Et poursuivant l’avenue de la République jusqu’au feu de Jean Videau, les commerces y étaient moins nombreux : deux garages, un charbonnier et pour se distraire, le cinéma Max Linder. Tout à côté dans les rues adjacentes : un armurier, un grainetier, un tonnelier et la Perception. Plus loin encore un rémouleur.

Il n’était pas rare d’entendre les vendeurs ambulants crier « gueille », « ferraille » ou encore « peaux de lapins » !
Circulait également le moutonnier qui traversait Saint-Loubès matin et soir pour aller faire paître ses moutons en direction de Saint-Sulpice-et-Cameyrac. Tous ces corps de métiers permettaient ainsi aux habitants de la commune de profiter de tous ces services et commerces sur place. Les habitants des communes environnantes venaient également pour se ravitailler. » C’était une commune très attractive «
Le Café National, tenu par monsieur Baron, était le centre principal des festivités : hôtel, salle de restaurant, salle de bal au 1er étage, billard au rez-de-chaussée au fond du café et plus tard, la 1ère télévision où Mireille allait regarder la série télévisée en noir et blanc « Rintintin ».

Pour le 8 mai et toutes les fêtes nationales, accompagné de la fanfare de Saint-Loubès, était organisé un défilé avec les enfants des 2 écoles, des filles et des garçons. Il partait de la place de la mairie vers le monument aux morts sur la place de l’église.
Il y avait la fête foraine qui se tenait soit le dernier dimanche de juillet soit le 1er d’août. Les manèges et stands d’attractions se tenaient sur la place de la mairie et des marchands ambulants, pour les confiseries, sur les trottoirs de l’avenue.

@ Mireille Dubourg – Défilé dans le bourg de l’école des filles et l’école des garçons
Le garde champêtre, monsieur Pasquier, habitait sur le côté gauche de l’école Hector Ducamp face à la mairie. Son épouse travaillait à la cantine des écoles.
En 1956, fait exceptionnel et mémorable, la neige est tombée en abondance jusqu’à atteindre les appuis de fenêtres, et parfois plus haut encore, au grand plaisir des enfants. Ils descendaient la rue du Prieuré avec des skis faits avec les douelles de barriques attachées aux pieds avec des ficelles. » Il n’y a pas eu d’école pendant plus de 8 jours car les écoles n’étaient pas chauffées par manque de bois pour alimenter les poêles et l’encre gelait dans les encriers ! «
Cette avenue a été son grand terrain de jeux avec les enfants de tous les commerçants et des habitants.
Que de bons souvenirs…


l’histoire de nos vies il y a longtemps , mais les souvenirs et y revenir est très émouvants, je vous remercie de nous y ramener …
Super !
Continuez à nous divertir avec tous vos souvenirs liés à Saint Loubès.
J’habite Saint Loubès depuis 1985 et dès notre arrivée avec mon époux et mes enfants j’ai adoré cette petite ville…..
Merci beaucoup pour vos écrits.