« Le travail entretient, il faut bouger » : telle est la devise de Jeannine !
C’est en Vendée, à L’Aiguillon-sur-Mer, que Jeannine voit le jour le 7 septembre 1925. Eh oui, il y a bien 100 ans !
Notre centenaire, fraîche comme une rose, nous reçoit à son domicile loubésien. « Vous savez, c’est moi qui fais encore tout : mes repas, mon ménage, mon jardin, mes courses », dit-elle, toute enjouée et rieuse. Danielle, l’une de ses filles, confirme en nous faisant comprendre que sa mère a bel et bien la tête sur les épaules !

Portrait de Jeannine Cousseau pour ses 100 ans
L’enfance et l’adolescence
Son enfance et son adolescence en Vendée sont « travailleuses ». À 10 ans et demi, sa famille l’envoie à La Tranche-sur-Mer comme « bonne ». Elle travaillera ensuite chez différents patrons, toujours sur la côte vendéenne.
Le mariage
Sa rencontre avec son futur conjoint, Marcel, se scellera par leur mariage en 1946 à Saint-Michel-en-l’Herm. Elle a alors 20 ans. Les noces dureront huit jours ! Il y a cinq ans, le couple fêtait ses 75 ans de mariage. Son conjoint décédera peu de temps après.
Ambarès et Bassens
Nous sommes dans l’après-guerre. Son mari, bourrelier de métier, ne trouve plus de travail. La décision de quitter la Vendée devient alors primordiale. C’est ainsi que le hasard les conduit à Bassens, en 1950. L’usine de fabrication de matériaux (une usine de ciment-amiante) dite Société française de l’Everite, détruite en grande partie en 1944 et reconstruite dès 1945, recherche des ouvriers. (L’usine sera reprise en 1958 par Saint-Gobain, qui lance la société Everitube, mais tout le monde parle encore de « l’Everite ».)

Saint-Loubès
Le couple vit à Ambarès, à la cité Bel Air, jusqu’à son installation à Saint-Loubès en 1987. Dans le village, ils sont très actifs, particulièrement pour le Club de Football Loubésien. À cette époque, il y a des matchs tous les week-ends ! Cela attire toujours beaucoup de monde, qu’il faut bien nourrir. Voilà que notre Jeannine pèle des tonnes de patates, vendues 1 franc la barquette. L’argent alimente la caisse du club. Elle y retrouve la bande de copains, comme les couples Castaing, Bonnet, Roche…
Très active également lors des Carnavals, Jeannine confectionne des fleurs en crépon pour orner les chars du quartier Jean-Videau (train, carrosse, etc.). Il faut dire que, ces années-là, tous les quartiers loubésiens confectionnaient un char. Le plus beau était récompensé, puis Monsieur Carnaval était brûlé sur la place de la mairie. Jeannine évoque avec entrain ces périodes passées, joyeuses et conviviales.
Le temps passe
Il lui arrive encore de faire du tricot ou du crochet, assise sur le pas de la porte de sa maison. Elle écoute ses disques d’accordéon, regarde la télévision, continue à faire sa lessive, fait les courses avec ses filles, pousse le caddie, fréquente les brocantes et les marchés artisanaux. Cette année, elle a participé aux repas des aînés en critiquant avec humour les portions, entre autres les petits gâteaux « tout petits, tout petits »…
Jeannine est toujours très active et l’on devine chez elle un caractère fort et solide. Elle affirme fermement qu’elle n’ira pas en maison de retraite : « quand j’ai quelque chose dans la tête, je ne l’ai pas aux pieds ! », dit-elle avec conviction. Sa fille confirme son caractère impétueux, à la fois bienveillant et à l’écoute.
Sa très grande famille est très présente, malgré l’éloignement de quelques-uns. Jeannine a eu cinq enfants. Elle a également élevé deux enfants de l’assistance publique. Sa famille compte aujourd’hui douze petits-enfants, trente-deux arrière-petits-enfants et deux arrière-arrière-petits-enfants. Son dynamisme et sa gaieté font la joie de toute sa famille.

Nous remercions chaleureusement Jeannine pour son accueil, sa bonne humeur et sa gentillesse. Merci également à Danielle, présente lors de la rencontre.
Muguette, Ermine et Lou
