Hector Ducamp : médecin, Maire et poète

Hector Ducamp : médecin, Maire et poète

15 avril 2024 0 Par Lili

Un homme érudit, dévoué et moderne

Né à Saint-Cricq-Chalosse en 1855, Hector Ducamp s’installe à Saint-Loubès comme médecin, après de brillantes études à la faculté de médecine de Toulouse.


Très apprécié pour sa compétence et son dévouement, il est élu aux fonctions de maire : son mandat dure de 1891 à 1909.

Durant 18 ans, le Docteur Hector Ducamp fait profiter sa commune des progrès qui apparaissent à la fin du 19ème siècle. Le bourg (avenue de la République actuellement) s’équipe de trottoirs et caniveaux et un peu plus tard de l’éclairage public. Cavernes sera doté des mêmes infrastructures en 1893.

Le téléphone apparaît : la première ligne est installée en 1894 avec des extensions de réseau par la suite.

Les Sapeurs Pompiers sont créés en 1893 et réorganisés en 1926 avec un plus grand nombre de volontaires.

La gare voit le tracé définitif de son avenue (avenue Henry Bertrand de nos jours). Toute cette modernité amène des réglementations, notamment pour les vélos en constante augmentation. L’automobile ne tarde pas à faire son apparition, modestement : 3 automobiles sont recensées :

  • Château Reignac

  • Château Labatut

  • Château de Lescart

Plus tard interviendront, en 1902, les premières limitations de vitesse dans le bourg.

En sa qualité de médecin, Hector Ducamp s’implique naturellement dans l’alimentation de l’eau potable et de l’hygiène : “Défense de déposer et projeter des eaux ménagères, ordures, immondices ou débris de toutes sortes sur la voie publique” (1). Suit en 1906 la réglementation des lavoirs afin de ne pas polluer ces points d’eau.

En 1906 la première banque s’installe. Les loisirs des loubésiens ne sont pas oubliés : fête locale des 29 et 30 juillet 1894.

 

 

Il s’investit dans l’instruction des enfants : création de l’école des garçons en 1907, en 1886 création d’une bibliothèque communale ainsi que de la société de l’Espérance (ou l’on pratique tir, gymnastique…).

 

© APE’Lou – L’école primaire Hector Ducamp (aujourd’hui)

 

Pour des raisons de santé, Hector Ducamp cesse ses fonctions de maire en 1909.

De la politique à la poésie… 

Pas aussi célèbre que Paul-Jean Toulet – qu’il a peut-être connu – il publie deux recueils de poèmes “À l’aventure” et “Le fablier de rêves” en 1912.

Il s’éteint le 29 mars 1931.

Nombreux sont ceux qui ont accompagné leurs enfants à l’école Hector Ducamp sans savoir qu’il fut un médecin, un administrateur accompli et aussi un poète.

Quelques vers du poète

Puisqu’avant d’arriver au terme de l’étape
Il faut que je m’arrête au rebord du fossé
Et m’écarte des rangs comme un soldat blessé
Lorsque l’arme à ses mains défaillantes échappe ;

Puisque naguère encore disciple d’Esculape,
Par un mal incurable à mon tour terrassé
Ma santé languissante au repos m’a forcé
Et que le spleen sur moi pèse comme une chape ;

Puisque sur le cadran l’heure lente aujourd’hui
Se traîne, alors qu’hier elle fuyait rapide
Comme un lièvre, au lancer, devant la meute avide.

Viens dissiper l’embrun sinistre de l’ennui
Qui me submerge, oh ! viens, divine Poésie,
M’enivrer de rayons, de chants et d’ambroisie.

Lili et Ermine


  1. Saint-Loubès en Entre-deux-Mers – Pierre Bardou
  2. Ecole primaire Hector Ducamps (de nos jours)